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Besancon: Rencontre avec Gaetano Manfredonia – vendredi 12 Décembre 2014

Histoire-mondiale-de-l'anarchie

Histoire mondiale de l’anarchie – Gaetano Manfredonia

[Reçu par mail. Vous pouvez vous aussi envoyer vos communiqués et informations à l’adresse suivante: [email protected]]

Gaetano Manfredonia fait une tournée de conférences-débats pour parler de son livre Histoire mondiale de l’anarchie, superbement illustrée.

Il sera à :

  • St Imier (Suisse) – jeudi 11 Décembre à L’Espace noir

 

  • Besançon – vendredi 12 Décembre à la librairie L’Autodidacte

 

  •  Port sur Saône (70)- samedi 13 Décembre à la Cité du Bon Secours, Rue de l’Eglise 

 

n’hésitez pas à inviter vos amis et connaissances !

 

Publications: Parution de Lucioles n°20 – décembre 2014

Lucioles n°20 - décembre 2014.

Lucioles n°20 – décembre 2014.

Pour télécharger le bulletin, ou l’afficher en format PDF, cliquez ici ou sur l’image.

Lucioles est un bulletin apériodique, on peut y lire des textes d’analyse et d’agitation autour de Paris (et sa région) et de son quotidien dans une perspective anarchiste. On y parle des différentes manifestations d’insoumission et d’attaques dans lesquelles nous
pouvons nous reconnaître et déceler des potentialités de rupture vis-à-vis de l’Etat, du capitalisme et de la domination sous toutes ses formes en essayant de les relier entre elles et au quotidien de chacun.
Nous n’avons pas la volonté de représenter qui que ce soit, ni de défendre un quelconque bout de territoire en particulier qui n’est qu’un modèle réduit de ce monde de merde.
« Les lucioles on les voit parce qu’elles volent la nuit. Les insoumis font de la lumière aux yeux de la normalité parce que la société est grise comme la pacification. Le problème, ce ne sont pas les lucioles, mais bien la nuit. »

Témoignage: La vie enfin !

manifestation-sauvage

Image d’illustration.

Quelle libération ces manifs sauvages ! Enfin on arrive à organiser des rassemblements nombreux et non institués ! Enfin on peut défiler autrement que derrière les drapeaux mortifères des partis et des syndicats !

Toutes ces organisations qui nous tirent dans le dos en appelant à des rassemblements séparés comme samedi 22 novembre à Toulouse !

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Parlons en de la violence des riches !

VERSION AUDIO DE L’ARTICLE :

L’État a encore bien réussi son coup grâce à ses chiens de garde de la presse bourgeoise en orientant le débat sur «la violence au sein des manifestations». Comme d’habitude ils nous parlent de carreaux cassés, de quelques cocktails molotov lancés en direction des flics, de véhicules incendiés…

Tout ça ne représente rien en fait face à la violence que eux les riches exercent sur nous. Même si la provocation de la violence vient de notre camp, elle n’est que révolte légitime face à la plus grande injustice que connaît actuellement l’humanité.

Ils pensent quoi ceux qui sont indignés par la rage de toutes celles et ceux qui luttent ??  Que ça leur plaît énormément de devoir en arriver la ? D’être poussé à bout par ce système de merde, de se faire matraquer, gazer, grenader, de ramper sur le sol pour tenter d’échapper à la folie sécuritaire, tout ça simplement parce qu’on a des idées et qu’on veut les faire entendre ?? C’est ça la Justice ? C’est ça la démocratie ? Eh ben on en veut pas ! Et on va pas s’excuser de lutter !

Je tiens à citer un personnage bien connu, qui pourtant n’était pas du tout anarchiste et loin d’être pour la violence:

« Ceux qui on pris tout le plat dans leur assiette, laissant les assiettes des autres vides et qui ayant tout, vous disent avec une bonne figure, une bonne conscience, nous qui avons tout, on est pour la paix. Je sais que je dois leur crier à ceux la, les premiers violents, les provocateurs de toutes violences, c’est vous! Et quand le soir dans vos belles maisons, vous allez embrasser vos petits enfants, avec votre bonne conscience […] , vous avez probablement plus de sang sur vos mains d’inconscients que n’en n’aura jamais le désespéré qui a pris les armes pour tenter de sortir de son désespoir »

Vous l’avez reconnu? C’est l’Abbé Pierre… (je sais, j’ai de drôle de références parfois ^^)

N’empêche, je trouve ce discours très cohérent et suis entièrement d’accord avec. Souvent ceux qui refusent la violence révolutionnaire, sont ceux qui ont encore trop. Quand tu n’as rien, que tu travailles et qu’en fin de mois tu as faim malgré tout, que tu te bat pour que ça change et qu’en réponse tu t’en prend plein la gueule par les flics… la colère t’envahit! Tu n’es pas humain si ça ne te met pas en colère de te faire casser la gueule, si ça ne te révolte pas au point de vouloir te défendre face à la violence des flics en ripostant, de faire flamber une ou deux banques au passage…

Quand en janvier 2008, pour justifier le maintien de la TVA à 19,6 %, les pertes de pouvoir d’achat des fonctionnaires, les suppressions de postes d’enseignants et l’étranglement des hôpitaux, Sarkozy avait déclaré : « Qu’attendez-vous de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ? ».                      Pourtant, « les caisses vides » se sont soudain trouvées pleines… pour les banques. À hauteur de 360 milliards… C’est ça la violence des riches !

Quand les patrons fraudent le fisc à hauteur de 25 milliards d’euros et qu’ils reprochent aux pauvres d’être des voleurs, alors que se sont eux qui non seulement nous volent mais en plus  nous privent de notre assurance maladie, chômage, vieillesse. C’est ça la violence des riches !

Quand dans un pays comme la France, en 2014, des gens meurent de froid ou de chaleur sur les trottoirs, abandonné.e.s de tous, alors même qu’il y a de quoi loger tout le monde, mais de très nombreux appartements sont souvent fermés et livrés à la spéculation immobilière pour le bénéfice de quelques uns, que la fortune rapinée a trop souvent favorisé. C’est ça la violence des riches !

Quand dans un pays comme la France, les personnes âgées sont maltraitées comme c’est pas possible, humiliées, déshumanisées; quand en 2003 environ 15000 personnes âgées décèdent dans nos maisons de retraites et centres de long-séjour, surtout par manque de moyens, de personnels, le désemparement des personnels hospitaliers, toute cette situation est dû au désengagement de l’état vis à vis des services publics mis en place depuis un moment, et son engagement de toujours,  mais qui saute de plus en plus aux yeux , du côté des nantis… C’est ça la violence des riches !

Quand en 1994 au Rwanda, 1.000.000 de personnes trouvent la mort à cause de l’avidité de quelques hommes (et de beaucoup de stupidité aussi) , et que, la France à travers ses marchands de canons, a continué d’alimenter en arme le gouvernement provisoire du Rwanda tout en sachant sciemment ce qui se préparait. C’est ça la violence des riches !

Quand en France, 2500 salarié.e.s se retrouvent sur le carreau quasiment du jour au lendemain, parce que leur patron, qui s’est pourtant enrichi grâce à eux, préfère délocaliser l’entreprise dans des pays ou les réglementations sur les salaires, les conditions de travail… sont moins chers. Peut leur importe à ces gens la d’exploiter la misère la plus sordide, du moment qu’au bout du compte ils gagnent encore plus de fric qu’ils pourront enfermer dans leurs coffres-forts !! C’est ça la violence des riches !

Il y a également des tas d’autres formes de violences de la part des riches, il me serait évidement impossible d’en faire le tour…

Vous êtes toujours persuadé que nous sommes violents ???

Sur la légitimité de la violence révolutionnaire

« S’il y a des conflits armés entre les pouvoirs réactionnaires et les masses en révolte, les tenants de l’action révolutionnaire non-violente sont toujours du côté des révoltés, même quand ceux-ci ont recours à la violence.«   –  Barthélemy De Ligt (« The Conquest of Violence » / Pour vaincre la violence)

« L’anarchisme, parce qu’il affirme l’indépendance et l’autonomie absolues des forces émancipatrices, récuse toute hiérarchisation des luttes et des forces révolutionnaires, affirme leur libre association et la libre détermination de leurs raisons de lutter. » – Daniel Colson, Petit lexique…

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Reprenons les rues, et aussi le débat !

Face aux mobilisations qui ont eu lieu cette semaine dans toute la france après la mort d’un manifestant dans le Tarn, le pouvoir a décidé d’attaquer sur le terrain de la répression et de la communication. Les journaux titrent sans exception sur « la violence » dans les manifestations. À les écouter, une bande de vilain-es casseur-euses mettent les villes à feu et à sang. Comme à Clichy en 2005, Villiers-le-bel en 2007 ou encore Ferguson cette année (pour ne citer que quelques exemples), l’État et les médias choisissent les termes du débat.

Les organisations et partis politiques de « gauche »1 n’y voient que du feu, et, plutôt que de dénoncer les violences d’un système qui écrase, exploite, humilie, mutile, assassine partout dans le monde chaque jour, préfèrent pleurer sur les quelques vitrines tombées sous les coups d’une colère plus que légitime ! Finalement, ces organisations qui se targuent d’être citoyennes (elles en ont bien de la chance, n’est pas citoyen-ne qui veut…), ne sont rien de plus que des courroies de transmissions du pouvoir.

 

Beaucoup de ces auto-proclamé-es « représentant-es de la société civile » ont exprimé leur crainte que les bris de vitrines n’occultent la question du meurtre de Rémi par la police et ne montre qu’une image négative des mouvements en cours (contre les violences policières, contre les grands projets inutiles, etc.). Ce sont elles et eux, qui, en axant leur communication sur la condamnation des « violences » biaisent le débat.

 

Il-les veulent condamner la violence ? Qu’il-les condamne alors la violence que beaucoup d’entre nous subissons dans ce monde. Les entendre pleurnicher sur quelques vitrines alors que quelqu’un a été assassiné par la police qui n’a pas d’autre rôle que de protéger les intérêts d’un système qui laisse crever de faim des milliers de personnes dans le monde chaque jour est plus qu’indécent !

Ont-illes condamné la violence de l’État quand Djamal s’est donné la mort devant Pôle Emploi l’an dernier ?

Ont-illes condamné la violence de la police aux frontière quand Abdelhak est mort cet été lors son transfert vers l’aéroport de Roissy pour l’expulser ?

Ont-illes condamné la violence de la police qui a tué Zyed et Bouna en 2005 ?

Ont-illes condamné la violence de ces policièr-es qui ont tué Serge, une personne autiste, qu’illes venaient l’interpeller car il secouait le portail de sa voisine en 2011 ?

Condamnent-illes la violence d’un système pénitentiaire qui pousse 1 personne tous les 3 jours à se suicider dans les prisons françaises, qui laisse des personnes mourir en prison faute d’accès aux soins médicaux ?

La violence d’un système scolaire qui humilie et exclue les pauvres et les précaires ?

La violence de la prise en charge psychiatrique qui enferme, cachetonne, fiche et contraint les personnes psychiatrisées ?

La liste est incomplète et serait encore bien longue… Les violences du capitalisme sont le lot de bon nombre d’entre nous.

 

Ces organisations et partis pensent qu’en appelant pas à manifester il-les choisissent le camp des personnes responsables et respectables.

En se désolidarisant aujourd’hui de celles et ceux qui tentent de construire une mobilisation contre les violences d’État il-les font preuve d’une irresponsabilité totale et acceptent d’être dans le camp des celles et ceux qui ont du sang sur les mains.

1.Celles de droite ne sont pas en reste, mais ça tout le monde le savait déjà.

Source: https://nantes.indymedia.org/articles/30403

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Je tiens à apporter mon point de vue. Personnellement, la plupart de mes actions ont été non-violentes en 7 ans de militantisme à Besançon. Je suis quelqu’un de très ouvert, qui privilégie toujours le dialogue, dans la mesure ou celui-ci est possible. Seulement, je ne suis pas dupe…

Par exemple, prenons l’État et le capitalisme, qui, pour moi, sont des maux qui font souffrir atrocement l’humanité. Imaginons qu’avec une poignée d’individus (ou avec la masse) on dise, STOP!

Que l’on décide de se battre contre cette machine folle qui nous court après, en broyant nos vies au passage, déchirant nos rêves, nous enfermant dans une réalité dont la seule voie est la fatalité…

Quelle sera la réaction d’un système aussi profondément inhumain, aussi profondément mortifère, aussi profondément sournois, aussi profondément pervers, aussi profondément dégueulasse que le capitalisme ??????????!!

J’ai pas besoin de faire de dessin…

La non-violence, pour certain.e.s, ça fait des décennies qu’on essaye dans cette voie et on a presque tout perdu! Regardez les grands dirigeants syndicaux, qui se gavent à la même table que nos ennemis héréditaires. Regardez lors du conflit des retraites, lorsque les routiers ont bloqué les raffineries, que nous étions 3,5 millions à manifester dans toute la France le 19 octobre 2010, que la grève coûtait entre 200 et 400 millions d’euros par jour au patronnat… La CGT a lâché les cheminots entraînant la fin du mouvement. Je n’oublierai JAMAIS cette trahison.

Qu’est-ce qu’a fait le système? Il a utilisé la force !  Il l’a toujours utilisé dans le passé comme il l’utilise encore dans le présent. Il nous l’a encore [tragiquement] prouvé récemment à Sivens…

Un état qui assassine sa jeunesse (Rémy Fraisse, Zyed, Bouna… et tant d’autres) est un état voué à sa perte prochaine !  On ne peut pas se concilier avec un système comme ça, nos intérêts à nous les petites gens, ne sont pas les leurs à eux les nantis ! Ces salauds de riches qui nagent dans le fric qu’ils nous ont volé !

Alors, bien sûr, en tant qu’anarchiste et même simplement en tant qu’être humain, je ne pense pas à courir le couteau entre les dents, tuant tout les bourgeois sur mon chemin, égorgeant leurs enfants, sanguinaire et assoiffé de violence… JE DÉTESTES LA VIOLENCE PROFONDÉMENT !!

La violence, je suis très bien placé pour en parler. Je l’ai connu depuis ma plus « tendre » enfance et ce jusqu’à présent.  La malveillance des «adultes», la violence des institutions, la violence scolaire, la violence raciste, la violence religieuse, la violence étatico-policière, la violence sociale, la violence administrative…

C’est certes paradoxale, en tant qu’anarchiste je suis pour la construction d’une société non-violente, mais étant enfermé à l’intérieur d’un système dont les bordures sont la coercition, le seul moyen pour moi de passer cet obstacle, c’est (hélas) d’utiliser la violence.

La fin c’est la non-violence, la clef c’est l’anarchie, le moyen c’est la violence comme la non-violence.

Par contre, je conçois très bien que pour des personnes, l’utilisation de la violence (entendons nous bien, de la juste force nécessaire pour écarter notre obstacle) soit impossible. Je ne suis pas contre des initiatives non-violentes non plus, il se peut très bien que je m’y inscrivent si elles sont pertinentes.

Mais si je dois me défendre, je n’hésiterai pas à utiliser la violence.

Je suis pour que chacun.e se respecte dans son mode d’action, car nous aurons besoin de tout le monde.

Je pense aussi que sur cette question, aucun des deux n’a totalement raison ni totalement tort.

À nous donc de dépasser cette question et d’apprendre à accepter l’autre.

Hommage aux algériennes et aux algériens victimes de la répression policière le 17 octobre 1961

VERSION AUDIO DE L’ARTICLE :

 

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Photo de la manifestation organisée par le FLN.

Ce vendredi 17 octobre, je tiens à rendre hommage aux victimes du massacre du 17 octobre 1961 à Paris.

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Le libertaire bisontin devient accessible aux malvoyant-e-s

accessibilité-articles-libertaire-bisontin

Actuellement, je ne connais aucun blog d’information (y compris anarchiste) qui ouvre son contenu aux personnes malvoyantes, aux personnes ne sachant pas lire et/ou comprenant difficilement le français en le lisant.

Depuis quelques temps, je réfléchis à comment y remédier sur le libertaire bisontin. J’ai fini par me décider à proposer une version audio de mes articles.

Ce changement concerne les articles publiés dès à présent. Dans un premier temps, tous n’auront pas forcément une version audio, car il faut encore que je discute de tout ça avec l’équipe de la plateforme antifa-net, la place n’étant pas illimitée.

Au début d’un article concerné, vous trouverez un lecteur audio avec le contenu de l’article. Cliquez sur «Play» et le tour est joué.

En conclusion, les intérêts d’une version audio:

  • accès aux personnes malvoyant-e-s
  • accès aux personnes ne sachant pas lire / ayant des difficultés
  • accès aux personnes apprenant le français
  • accès aux personnes occupées à autre chose (ménage, conduite…)
  • autres…

Ailleurs sur la plateforme antifa-net

Sur «Le serpents à plumes» :

L’histoire de Camus vue par Pacheco

Albert-Camus-le-libertaire-bisontinMaria Casarès raconte dans ses mémoires, Résidente privilégiée, qu’elle s’unit à Albert Camus (1913-1960) la nuit du 6 juin 1944, autrement dit le Jour J, celui où les alliés débarquèrent en France et que débuta le dernier acte du fascisme nazi.

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