Archives du mot-clé Doubs

#Besancon – Face au patron voleur : Réclamons nos droits !

Banderole

Ce dimanche 18 septembre, à l’appel de la CNT 25, une vingtaine de personnes, dont des membres de la CNT Jura, se sont rassemblées devant l’Intermarché (73 blv Leon Blum) pour exiger le paiement de la prime de précarité de S., une caissière.

tractage-aux-voituresDes tracts ont été distribués aux personnes en véhicules, venues faire leurs courses. Même si quelques personnes étaient opposées à notre action, une large part nous a affirmée son soutien. Outre les nombreux : «c’est bien ce que vous faîtes» «bon courage» «bravo»… une dame nous a lâchée : «Continuez ! C’est des crevures la dedans, ils mettent la pression à leur personnel, y’a personne qui ose parler» «J’aime bien parce que vous êtes combatifs et ça c’est bien ! » avant de s’en aller.

négociations-avec-le-directeur

Les négociations avec le gérant (G. Dedenon)

Les «négociations» entre le gérant, Gérard Dedenon, l’ex-salariée avec la CNT 25, n’ont pas durée longtemps et ont encore échouées. Le directeur s’enferme dans son refus de lui verser sa prime de précarité en se rangeant derrière le droit du travail, ne comprenant toujours pas qu’il ne s’agit pas d’une question légale mais morale.

Comme il s’en sert si bien dans la presse pour émouvoir le public, S. a une petite fille qu’elle doit assumer seule. Elle ne peut pas l’élever correctement en travaillant à temps plein avec des horaires du style : 8H – 20H et le dimanche matin. De plus, elle suit une formation pour obtenir un CAP esthétique. Elle dénonce également une «très mauvaise ambiance» et le fait qu’à Intermarché Léon Blum «on peut travailler le dimanche […] sans être payé en plus», de même pour les inventaires !

Alors que dans certaines autres enseignes à Besançon, les employé.e.s sont payé.e.s double voir triple (il me semble que c’est à Carrefour le triple mais je n’en suis pas certains, à vérifier donc) le dimanche; à Intermarché Léon Blum, les salarié.e.s eux/elles sont assi.e.s en classe «éco» et ont intérêt (l’ont ils/elles vraiment ?) à la boucler vu le climat qui règne…

tractage

Disposé.e.s de part et d’autres pour distribuer les tracts aux véhicules.

Le pire, c’est que le patron d’intermarché paye des vigiles (4 en tout) pour nous surveiller, car bien évidement l’accès au parking et au magasin nous est interdit. La police est passée à plusieurs reprises pour s’en assurer. On ne sait jamais avec les méchants anars !

les-vigiles

Les vigiles.

À l’intérieur il laisse entendre aux salarié.e.s que le magasin est au bord du gouffre à cause de notre mouvement et de l’appel au boycott qui avait été lancé par la CNT-25 en décembre.

C’est définitivement un menteur ce type !

En effet le magasin ne marche plus trop, depuis le changement de gérance du magasin. Depuis que Mr Dieusaerte a «refilé» l’affaire à Mr Dedenon grosso-modo.

Au lieu de s’abaisser devant ce pourri qui ne leur apporte rien et leur avance des arguments fallacieux sur nous, les salarié.e.s d’Intermarché Blum devraient soutenir S. ouvertement, rejoindre le mouvement, se battre pour leurs droits à eux/elles aussi, nous sommes CLAIREMENT de leur côté, S. aussi est de leur côté et nous désirons faire avancer les choses pour l’ensemble du personnel. Donc : Gérard D. TA GUEULE !

Je veux bien croire que l’appel au boycott de la CNT-25 ai pu ne pas arranger les choses, mais imputer la baisse de fréquentation de son magasin et la menace de faillite de celui-ci par la simple action de la CNT-25 ??! Lui qui est prêt à payer 4 vigiles à chaque piquet organisé par la CNT pour ne pas donner 1000 malheureux euros à une ancienne caissière ??!

Étrange démarche pour un patron «au bord du gouffre»…

Et il doit avoir Alzheimer, il ne se rappelle plus que ça fait plus d’un an que le magasin marche moins, d’après de nombreu-x-ses employé.e.s.

On devrait s’interroger sur la gestion de Dedenon de l’entreprise, quel est son passé par exemple; qui sait, il a peut être fait couler un autre magasin… ?

Les camarades de la CNT-25 ont prévu de revenir tant qu’il le faudra, pour informer la clientèle de ce qui se passe à l’intérieur. (l’envers du décor)

Ici, le communiqué de la CNT-25 en réponse aux mensonges du patron :

9-mensonges-une-bonne-dose-de-mauvaise-foi

La lutte continue !

Pontarlier: La Poste – Portage d’intérêts

Portage-d'intérêts-Pontarlier

Image d’illustration

Ceci est un communiqué de presse du syndicat Sud-PTT 25 (Doubs-région Franche-Comté) reçu par mail. Vous pouvez vous aussi envoyer vos communiqués à cette adresse: [email protected]

 

 

Besançon le 4/11/2014

Un article publié samedi 1er novembre dans l’Est Républicain, fait la promotion d’un nouveau service proposé aux habitants de Pontarlier, le « portage culturel » à domicile des « produits » de la médiathèque.

Ce service payant serait assuré par un partenariat entre le CCAS (qui financerait la moitié du coût), et Les services courrier de La Poste de Pontarlier qui assureraient la distribution au domicile des personnes.

 

Le syndicat Sudptt du Doubs, première organisation à La Poste du Doubs, est très choqué d’apprendre par la presse le lancement de cette nouvelle activité, sans même que les instances locales côté Poste (CHSCT) n’aient été saisies de ce projet.

Le syndicat est très surpris de la collusion qui domine dans ce genre d’opération, qui n’est rien d’autre qu’une campagne de communication orchestrée au bénéfice de La Poste d’un côté, et de la Mairie de l’autre, alors que faut-il le rappeler, le Maire de Pontarlier M GENRE est par ailleurs cadre des services de Direction à La Poste.

 

En effet ce n’est pas avec ce genre d’activités, qui ne produira jamais au mieux que quelques milliers d’euros annuels, que M COURTOY le directeur du site courrier de La Poste de Pontarlier peut espérer sauver une activité courrier soi disant en baisse. La baisse de l’activité dont parle La Poste n’est pourtant que de 0,48 % sur les deux dernières années (d’après les chiffres de La Poste), et que le trafic colis, lui, a connu une augmentation objective de 11%.

 

Le maire de Pontarlier, également conseiller régional, s’il souhaite être utile à ses collègues de La Poste, et aux habitants de sa commune et des environs, aurait la faculté d’intervenir sur le cours des choses, en permettant par exemple l’implantation d’une nouvelle agence de la Poste à Pontarlier, seule ville franc-comtoise de 20000 habitants, à ne posséder qu’un seul bureau de Poste, mais surtout en intervenant sur le cours de la réorganisation courrier portée par M COURTOY : réorganisation qui va se traduire par la suppression de sept tournées de facteurs , et la fermeture probable de plusieurs site (Malbuisson et Mouthe).

 

Le syndicat SUD.

Besançon: Billet sur l’action des familles à la rue

Ce vendredi 27 septembre, rendez-vous était donné à 14H au square Bouchot (quartier Battant) à l’appel des familles qui dorment dans des tentes au parc des Glacis et du collectif à la rue.

1380283757485

Une cinquantaine de personnes, dont de nombreux enfants en bas âge, vivent actuellement dans des conditions plus que déplorables.

Leur crime? être pauvre! être Roms! Voilà en partie pourquoi ces familles vivent dans le parc des Glacis, dans des tentes (22 au total) fournies par la solidarité locale des habitant.e.s et militant.e.s de Besançon et dans des abris de fortunes faits de bâches en plastique.

Est-ce une condition digne pour un être humain de vivre de cette manière? Sans eau, sans installations sanitaires, sans électricité:

20130927_14131020130927_141330-0-

Vers 14H30-15H : Un cortège d’une centaine de personnes, composé des familles à la rue, de militant.e.s, d’habitant.e.s, venu.e.s  en solidarité de ces personnes, s’élance dans la rue Battant en direction des locaux du S.A.A.S (Service Accueil Accompagnement Social) de la ville de Besançon situés au 10 rue Champrond.

envahissement saasTrès rapidement, les locaux sont envahis, les personnes à l’accueil sont interloquées. Une personne traduit ce que les familles demandent.

Une petite vidéo a été faite par mes soins, dans un souci de protéger l’intégrité de plusieurs manfestant.e.s (mais aussi des deux employés à l’accueil qui pour le coup n’y sont pour rien) j’ai appliqué un filtre de manière à ce qu’on ne reconnaisse personne sur la vidéo.

On peut néanmoins entendre sa déclaration et distinguer ce qui se passe:

Au bout d’un moment, face à l’obstination des familles à rester sur place, quitte à y dormir (ils/elles n’ont plus rien à perdre) et le silence de la part de la mairie,  la tension monte d’un cran entre quelques personnes qui décident de s’enfermer à l’intérieur du SAAS et les agents de ce service. Au bout d’un moment de dialogue, la situation s’apaise et le SAAS est à nouveau ouvert mais les familles sont bien déterminées à rester sur place.

La police arrive sur place (mais reste en retrait tout le long):

1380287216907Au bout d’un bon moment, une personne vient nous annoncer que le maire va venir au SAAS. France 3 arrive, il y avait déjà France Bleu sur place et un ancien journaliste de radio BIP (qui anime toujours après discussion avec @alex___Noriega « purée est dans le coma pour le moment » la géniale émission « Purée » fréquence 96.9 FM) et plusieur.e.s blogueu-rs-ses.

Finalement ce n’est pas le maire mais un adjoint qui se pointe, pour… pisser dans un violon et remettre la faute sur la préfecture. (comme depuis un moment déjà. Ils jouent au ping-pong)

Du coup, l’ensemble des familles à la rue discutent de s’ils vont à la préfecture, si tout le monde y va… etc…etc…

Enfin, la décision est prise (n’étant pas dupes) qu’une partie resterait au S.A.A.S et qu’une autre irait en délégation à la préfecture. Seulement, une fois arrivé.e.s sur place, le préfet se met à faire du chantage aux manifestant.e.s (comme un gosse capricieux), leur disant qu’il refuse de les recevoir tant que les locaux du service social sont occupés.

Pendant ce temps là au SAAS, plusieurs militantes ont une discussion avec des responsables du service. L’un d’eux, directeur du SAAS, un nouveau, est « un petit roquet aux dents tellement longues qu’elles en rayent le parquet[1]« . On se demande comment il a pu se retrouver à bosser dans le social celui-ci. Sans déconner, on aurait dit un manager de chez Mc Donald’s ou Domino’s Pizza tant ce type était horrible.

Il était dans une rhétorique digne des meilleurs laquais qui se font les relais du pouvoir. Osant même incriminer les seul.e.s personnes qui viennent en aide à ces familles, en insinuant que c’est « notre faute » si ils sont dans cette situation, que « notre action nuit aux droits de ces familles »… Bla, bla, bla.

Je tiens à préciser pour ce loustic, que cette action était organisée par les familles elles mêmes et qu’elles ont demandées notre solidarité, chose à laquelle de nombreu.x.ses bisontin.e.s ont répondu.e.s. Cela lui a été précisé deux fois, (mais étant enfermé dans son délire maniaque obsessionnelle) ils n’a même pas entendu.

Ca doit lui trouer le derrière que des pauvres… Des Roms… Qui pourtant sont dans la misère totale, puissent être solidaires, être capable de s’organiser elles/eux mêmes, pour LEURS droits et ceux de leurs enfants. Certainement que pour lui, c’est impossible une chose pareil. Pourtant, d’après certaines personnes, il bosse au CCAS depuis quelques temps et n’était pas comme ça avant.

Le pouvoir change les personnes…

Une seconde grande discussion entre les familles a lieue au S.A.A.S à la suite de laquelle est décidée de quitter les locaux et d’aller tous/toutes ensemble à la préfecture. (grave erreur selon moi, mais je ne suis pas à leur place étant venu comme beaucoup en soutien)

Arrivé à la préfecture, une délégation part rencontrer le préfet. Hommes, femmes, enfants, nous poirotons pendant un très long moment.

1380296497396

Enfin la délégation reparaît, les nouvelles ne sont pas bonnes.

Les deux représentants du préfet n’en avaient absolument rien à foutre d’eux. Selon des militantes qui ont accompagnées quelques portes paroles des familles, le comportement de ces deux salopards était odieux et ouvertement méprisant envers la situation des familles. Se permettant même d’ironiser sur le fait qu’ils peuvent toucher l’aide au retour !! alors qu’il sait que certaines de ces personnes ont le statut de réfugiés politiques et risquent la persécution voir la mort dans leur pays d’origine. Hallucinant! et le tout en s’échangeant des petits sourires méprisants l’un et l’autre. L’un d’ailleurs, complètement avachis dans son fauteuil Louis XV. Quelle image! Bravo!

Une des militantes nous a même confiée que c’était moins pire avec le préfet de Sarkozy. Que leur attitude était intolérable.

Au final, ils sont content, le SAAS a été évacué avant l’heure de fermeture, ils ont baladés et pris tout le monde pour des cons pendant toute l’après-midi, ils se sont foutus de notre gueule, se sont renvoyés la balle entre préfecture et mairie et les familles couchent encore à la rue et tout est rentré en ordre.

Mais nous ne sommes pas du genre à laisser tomber les gens, nous restons mobilisé.e.s et vigilant.e.s quant à la situation de ces familles. D’autres actions verront le jour. Je vous tiendrai informé des décisions des familles.

Voici le tract du collectif « à la rue »:

2013-10-01 02.33.42

Je tiens à dire que malgré le fait que ce n’est pour l’instant pas une réussite, les familles étant encore à la rue ce soir, je veux souligner l’incroyable organisation et solidarité entre sans-papiers bisontin.e.s / bisontin.e.s avec papiers, réfugié.e.s politiques bisontin.e.s, militant.e.s, pas militant.e.s, avec/sans papiers… Vraiment, ça m’a fait chaud au coeur.

Pour être honnête, quand j’ai reçu l’information pour l’action avec les familles, je me suis dit, oui ça va sûrement être un truc ou il n’y aura que des gens de collectifs, orgas… Quand je suis arrivé sur le lieu du RDV, j’ai découvert pleins de gens que je n’avais pas l’habitude de voir en manif, ou dans le milieu militant. Des voisins, des jeunes, des plus âgés…

J’avais aussi un peu peur de récup politique de l’action, mais non, les militant.e.s étaient « réservé.e.s » mais pas effacé.e.s. Laissant les familles entièrement mener leur lutte, sans influencer. Etant simplement la pour accompagner (préfet, ajoint au maire…) et apporter leur solidarité par leur présence aux familles. Je suis très content de cela. Très content aussi de l’organisation des familles à la rue. Leur solidarité, leurs prises d’initiatives, leur courage… est à saluer!

La lutte continue !

Un sympathisant du collectif à la rue

[1] Cette phrase est d’une militante syndicale qui m’a beaucoup fait rire en me racontant ça sur le chemin de la préfecture. Du coup je lui ai piqué (je l’avais prévenu ^^)

Ornans: un jeune homosexuel torturé


Un homme de 24 ans soupçonné d’avoir séquestré, torturé et tenté de tuer un ami qui lui avait fait des avances, le 3 juillet 2012 dans le Doubs, a été interpellé et placé en garde à vue, a-t-on appris de source judiciaire.

La victime, un jeune homosexuel de 25 ans, a passé la soirée chez le suspect à Ornans. Les deux hommes auraient beaucoup bu. Puis, la victime aurait fait des avances à son hôte, déclenchant sa colère et sa rage.

Pendant près de quatre heures, le jeune homosexuel a été roué de coups, blessé avec un couteau à l’abdomen et brûlé sur tout le corps avec un briquet, a indiqué  le parquet de Besançon. Vers 3h mercredi 4, le jeune homme a finalement réussi à alerter sa soeur par téléphone, alors que son agresseur l’avait menacé de mort.

Les gendarmes ont interpellé le suspect dans son appartement. Le jeune homme a été hospitalisé dans un état grave, mais ses jours ne sont plus en danger. Il devra subir plusieurs opérations pendant une période d’hospitalisation d’au moins quinze jours.

Source: Vigiracisme