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Toulouse: Collège Bellefontaine en grève

Collège Bellefontaine - Toulouse.

Collège Bellefontaine – Toulouse.

L’ensemble du personnel du collège Bellefontaine, profs et vie scolaire, est en grève reconductible depuis six jours maintenant. Alors que le gouvernement parle d’ambition pour l’éducation prioritaire, nous constatons une nouvelle fois que rien ne change.

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Beine-Nauroy (Marne) : du fric sinon… BOUM !

Le Parisien, 27.03.2014, 14h42…

 

du-fric-sinon-boum-1Les ouvriers du sous-traitant automobile Bosal-le-Rapide à Beine-Nauroy (Marne), filiale du groupe néerlandais Bosal, menaçaient jeudi d’incendier leur usine pour obtenir de meilleures primes extra-légales après la liquidation judiciaire de l’entreprise en février, a-t-on appris auprès des syndicats. « Nous avons placé des bonbonnes de gaz sur les grilles d’entrée et fabriqué un immense bûcher à l’intérieur des locaux que nous sommes prêts à allumer. La citerne à incendie a également été vidée«  a expliqué à l’AFP Gérard Gape, le délégué syndical CGT de Bosal-le-Rapide… Lire la suite

Besançon: Concert de soutien aux factrices et facteurs en grève illimitée – 15 Novembre

concert.de.soutien.facteurs.en.greve.besancon.vendredi.15.novembre.2013

Besançon: 24ème jour de grève à la Poste

Les facteurs et factrices en grève illimitée à Besançon, achèvent leur 24ème jour de grève. Voici le communiqué de SudPtt reçu par mail:

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Besançon: soirée de soutien aux postiers en grève

greve de la poste besancon

Soiree de soutien aux facteurs/factrices d’Ecole-Valentin

Salle des fêtes à Audeux

 vendredi 4 octobre à partir de 19h

(possibilité de manger sur place)

« Les fleurs du Malt en concert »

Nous sommes en grève depuis le 16 septembre pour défendre nos emplois et le service public.

Venez nombreuses/nombreux nous soutenir

ENTREE LIBRE

Source: SUD PTT

Besançon: Mépris de la direction régionale de la Poste face aux facteurs en grève illimitée depuis 15 jours

 

Voici le communiqué de SUD PTT:SAMSUNG DIGITAL CAMERALes facteurs/factrices en grève depuis 15 jours pour leurs emplois et le service public, se sont rendus à 10H avec les facteurs de Roche (12 grévistes sur 17) et le syndicat SUD devant la permanence de la députée Barbara Romagnan.

Ce rendez-vous a été annulé suite à un désistement pour raison personnelle.

 Ensuite les grévistes se sont dirigés à la Direction régionale du courrier rue Gambetta.

Les postiers bisontins en grève(Ci-dessus, vers 11h, les postier.e.s devant la direction régionale de la Poste)

Celle-ci n’a pas daigné nous recevoir et nous a renvoyés à la Direction locale de Besançon rue Albert Thomas.

Et de nouveau la porte est restée close malgré nos nombreux appels. Nous sommes restés de 11 heures à 12h30 devant le bâtiment. A l’intérieur les responsables nous observaient depuis les fenêtres.

Les grévistes et le syndicat SUD ont été outrés de leurs comportements.

Pour une entreprise qui prône un dialogue social de qualité et qui vient de connaître une vague de suicide suivie du « grand dialogue »!

 Nous vous informons de la propagande scandaleuse de la Direction Locale, qui a envoyé ses cadres sur les différents établissements de la plaque courrier de Besançon. Les cadres ont affirmé au personnel que le préavis de grève de Sud PTT était illégal, et enfin que tout préavis aurait été levé et qu’en conséquence, personne ne pouvait se mettre en grève sans risquer une sanction !

Il n’appartient pas à l’employeur de décider de la légalité d’un préavis de grève déposé, si La Poste décide de contester un préavis, elle doit se pourvoir en justice.

 Nous ne doutons pas que la Poste connaisse le droit et revienne à un comportement plus raisonnable, en décidant de rencontrer enfin les grévistes.

 La grève est donc reconduite.

Pour SUDPTT, Julien Juif

Le témoignage d’un postier:

Grèce: les métallurgistes d’Aspropurgo en lutte

Ce matin la situation à dégénérée entre les métallurgistes en grève depuis 9 mois et la police anti-émeute à Aspropurgo:

(photo via @OkéaNews sur twitter)

 

Pour rappel (si vous n’avez pas suivi) sur la grève des aciéries du blog « Nouvelles hors les murs«  (article du 30/03/12) :

La grève actuelle des Aciéries est sans doute l’une des plus importantes dans
l’histoire du mouvement syndical Grec. Tout a commencé le 31 Octobre dernier, quand les ouvriers d’une usine ont décidé de faire grève en réponse aux 50 licenciements et réductions des salaires que la Direction de l’usine voulait leur imposer. A la présente date, Il y a 138 jours que la grève a commencé(30/03/12), et elle va encore continuer.

Dans leur lutte, ils ont l’appui d’ autres grévistes, comme le syndicat de la chaîne de télévision ALTER et le syndicat du journal Eleftherotypia. De nombreuses actions de solidarité visent à organiser l’aide financière des grévistes des Aciéries. Ainsi, des concerts, des événements, des manifestations à travers la Grèce ont été organisés par des Conseils de quartiers d’Athènes et d’ autres villes grecques. La grève a, par ailleurs, suscité un intérêt international.Pour preuve, presque chaque semaine, des actions de solidarité sont organisées en faveur des grévistes dans des pays européens.

Mais, au mois de fevrier, un mouvement de solidarité a provoqué de nombreuses polémiques. Chryssi Avgi (L’aube d’or), une organisation fasciste et d’extrême-droite très connue, a rendu visite aux grévistes d’uneusine, en offrant une aide matérielle. Un petit détail : sur toutes les boîtes de conserve, il y avait des autocollants avec le logo de Chryssi Avgi et la phrase « Votez Chryssi Avgi pour décrasser le lieu ». Les grévistes de leur côté les ont reçus et ont permis au représentant de ce mouvement fasciste de faire un soi-disant discours de soutien.

Le président du syndicat, en effet, a d’ailleurs salué les membres de Chryssi Avgi en disant que « Toute la Grèce est avec nous ». Il est intéressant tout de mêmede noter que la majorité des ouvriers du syndicat de la Métallurgie font partie de PA.M.E. (tous les travailleurs front militante) organisation syndicale du parti communiste de Grèce. Des informations sur cette visite, accompagnées de photos, ont immédiatement circulé. Les réactions ont été très fortes. Comment est ce possible pour un syndicat surtout communiste d’accepter l’aide d’une organisation d’ extrême-droite qui originellement était opposée à la grève et soutenait le propriétaire de l’usine? Enfin, obtenir une telle aide matérielle et financière, sans se soucier de son origine, serait-il finalement le seul but du combat des grévistes ?

Cette « coopération » entre Chrysi Avgi et les métallurgistes est tout de suite devenu le sujet de discussions dans les milieux de lutte en Grèce et en Europe. Plusieurs collectifs ont alors décidé d’arrêter leurs actions de solidarité en soulignant que cet incident ternissait leurs efforts visant à aider et soutenir la lutte des métallurgistes.

Le syndicat de la métallurgie a essayé de se justifier en annonçant que cette action de solidarité de Chryssi Avgi était une provocation. Avant l’annonce officielle, des prétextes divers furent même mis en avant par des grévistes, comme « les ouvriers acceptent l’aide de toutes parts » et l’incroyable phrase « c’était un photomontage ».

Source: http://nouvelleshorslesmurs.wordpress.com

 Voici aussi un documentaire sur ce mouvement de grève :

 Un documentaire de 10:15 minutes concernant la grève des travailleurs des Aciéries Grecques à Aspropyrgos (zone industrielle d’Athènes)

Source: IWW http://sitt.wordpress.com

 

POUR CONTRER L’ATTAQUE DE PSA, IL FAUT BLOQUER D’ABORD LA PRODUCTION DES USINES QUI NE SONT PAS TOUCHÉES PAR LE PLAN

Ouvriers, cama­ra­des,

Attendue depuis 2010, la frappe de PSA a été portée comme prévu avant les congés d’été et après la mas­ca­rade élec­to­rale. Aulnay va être fermé, Rennes réduit d’un quart, Madrid est sur la touche et Sevelnord devrait suivre. Le plan de la direc­tion dévoilé il y a deux ans, avec la dis­pa­ri­tion de l’équipe de nuit à Aulnay, est appli­qué à la lettre.

Ni les cris d’orfraie d’Arnaud Montebourg ni les mena­ces de Michel Sapin n’arrê­teront ce plan. Leur chef de gou­ver­ne­ment, Jean-Marc Ayrault, demande déjà des négoc­iations. De « vraies » négoc­iations, ajou­tent les syn­di­cats. Philippe Varin leur tend la main, pro­met­tant que per­sonne ne sera laissé de côté. Pourtant, le plan de sup­pres­sion de 8 000 à 10 000 postes directs et d’envi­ron 30 000 indi­rects (sous-trai­tance et ser­vi­ces) n’a pas été atténué ou même aménagé… Ce sont des pro­mes­ses qui ne valent rien.

Les larmes de cro­co­dile de Laurent Vergely, le direc­teur de l’usine d’Aulnay, ou les mots ven­geurs du maire de la ville, le socia­liste Gérard Ségura, qui lance sa « bataille juri­di­que », n’auront aucun effet sur PSA. Les ouvriers et les employés tou­chés ne peu­vent comp­ter que sur eux-mêmes et leurs actions.

Ça ne sert à rien d’appe­ler François Hollande au secours, comme ça n’a servi à rien de tra­quer les can­di­dats à l’élection pré­sid­enti­elle pour obte­nir d’eux des enga­ge­ments. Ouvriers, cama­ra­des, seule la lutte peut payer !

La mise à l’arrêt d’Aulnay par la grève est posi­tive, mais cela ne suffit pas. Le patron est prêt à sup­por­ter des agi­ta­tions sur les sites qu’il veut réd­uire ou fermer. S’essouf­fler dans un combat même rude, can­tonné aux usines tou­chées, ne va pas arran­ger le rap­port de forces. Le plan de PSA com­porte avant tout le ren­for­ce­ment du site de Poissy. C’est ce site qui doit donc cesser de fonc­tion­ner nor­ma­le­ment.

Comment ? Par des incur­sions mas­si­ves et répétées des tra­vailleurs des usines frappées par le plan. Et pas ques­tion de déléguer la lutte aux « pro­fes­sion­nels » du syn­di­cat. Le sort des sala­riés jetés sur le pavé dépend de chacun d’entre eux. Pas ques­tion de « res­pec­ter » l’emploi et la pro­duc­tion de ceux qui sauvent leur emploi. Il est préservé aujourd’hui, mais leurs condi­tions de tra­vail vont empi­rer. La dis­ci­pline et les caden­ces vont aug­men­ter. Puis, demain, si PSA passe ce « moment dif­fi­cile », rien ne le retien­dra s’il faut procéder à d’autres « ratio­na­li­sa­tions » de ses usines.

Il faut éga­lement se rap­pe­ler sans arrêt aux bons sou­ve­nirs des gou­ver­nants. Leurs mani­fes­ta­tions offi­ciel­les doi­vent être per­turbées systé­ma­tiq­uement. Les plans dits « sociaux » s’accu­mu­lent (56 000 dis­pa­ri­tions d’emplois tous sec­teurs confon­dus dans les mois à venir).

Les tra­vailleurs d’Aulnay et de Rennes peu­vent et doi­vent deve­nir les cata­ly­seurs d’un front large des sites qui licen­cient, en pro­po­sant la tenue d’une grande mani­fes­ta­tion offen­sive pour uni­fier ces réalités trop dis­persées et leur coor­di­na­tion per­ma­nente. Dans ce cadre, il faut tenter de join­dre les forces avec les tra­vailleurs d’autres pays dans la même situa­tion.

Quant aux objec­tifs, ce qui est cen­tral c’est de prés­erver les salai­res. Le gou­ver­ne­ment est prêt à finan­cer direc­te­ment l’indus­trie auto­mo­bile franç­aise, mais pas les tra­vailleurs expulsés de la pro­duc­tion. Ce que nous pro­po­sons, c’est le contraire : les salai­res doi­vent être garan­tis par les patrons et par l’État quoi qu’il advienne de leurs usines. Et ceci pour l’ensem­ble des sala­riés tou­chés direc­te­ment ou indi­rec­te­ment par les plans de restruc­tu­ra­tion. L’objec­tif est ambi­tieux et poli­ti­que, mais c’est le seul à la hau­teur des enjeux.

Mardi 3 juillet 2012, une grève spon­tanée en cabine de pein­ture où tri­ment 30 ouvriers, dont 20 inté­rim­aires, a entraîné un arrêt de 5 jours de la pro­duc­tion. Les pein­tres de Poissy, sol­li­cités par la direc­tion, ont refusé de faire les jaunes. Résultats, une ving­taine de mil­lions de manque à gagner pour la boîte et les contrats d’intérim qui devaient s’arrêter en octo­bre 2012 ont été pro­longés jusqu’à fin jan­vier 2013. Il a suffi d’une lutte, certes limitée, mais dét­erminée, d’un petit groupe d’ouvriers capa­ble d’inter­rom­pre la pro­duc­tion pour arra­cher un gain impor­tant.

Ouvriers, cama­ra­des, la crise doit être payée par les patrons et par leur État !

Source: Mouvement Communiste/Kolektivně proti kapitálu, Le 17 juillet 2012

Illustré par mes soins