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Besancon: Rencontre avec Gaetano Manfredonia – vendredi 12 Décembre 2014

Histoire-mondiale-de-l'anarchie

Histoire mondiale de l’anarchie – Gaetano Manfredonia

[Reçu par mail. Vous pouvez vous aussi envoyer vos communiqués et informations à l’adresse suivante: [email protected]]

Gaetano Manfredonia fait une tournée de conférences-débats pour parler de son livre Histoire mondiale de l’anarchie, superbement illustrée.

Il sera à :

  • St Imier (Suisse) – jeudi 11 Décembre à L’Espace noir

 

  • Besançon – vendredi 12 Décembre à la librairie L’Autodidacte

 

  •  Port sur Saône (70)- samedi 13 Décembre à la Cité du Bon Secours, Rue de l’Eglise 

 

n’hésitez pas à inviter vos amis et connaissances !

 

Tamir Rice: Encore un crime policier aux USA

Tamir-Rice

Tamir Rice, 12 ans, assassiné par la police de Cleveland (Ohio-USA)

J’ai l’info depuis quelques jours mais je n’ai pas eu le temps d’en parler.

Tamir Rice, un adolescent de 12 ans a été abattu par la police de Cleveland dans l’Ohio, alors qu’il maniait…  un pistolet à billes !

Un peu plus tôt, le témoin qui signala l’adolescent, précise bien que l’arme était à son avis fausse. Cette information recueillie au commissariat n’a pas été relayée aux flics présents sur place, pourquoi ?!

Une vidéo a été posté :

            Ce que je vois, c’est un jeune qui flâne, une voiture de police qui déboule, deux flics qui sortent en trombe dont un des porcs qui ouvre le feu sur l’adolescent. J’ai regardé la vidéo plusieurs fois, ça dure moins de 2 secondes le moment ou il débarque de la voiture et ou on voit le jeune tombé. Après, dans la vidéo officielle de la police (que je relaye pas tant elle pue) ils nous expliquent qu’il a fait 3 somations avant de tirer…  En moins de 2 seconde il a pu dire «les mains en l’air ou je tire!»… ou même simplement «les mains en l’air»… Ca me laisse pantois…

J’apprends également que l’officier qui a pris l’appel a fortement insisté pour savoir si le garçon était noir ou blanc. Pareil, je ne relaie pas non plus la vidéo tellement ça pue, ce sont des enregistrements audio et vidéos que la police de Cleveland a bien évidement rendue publique volontairement, ne pouvant étouffer un tel scandale, surtout depuis l’annonce d’un non lieu dans le verdict suite à la mort de Michael Brown, qui a entraîné des manifestations dans 170 villes de 37 États aux USA.

Quelques images…

Boston

Boston lundi soir.

Dallas

Dallas lundi soir.

Detroit

Detroit lundi soir.

Ferguson

Ferguson lundi soir.

Los-Angeles

Los-Angeles lundi soir.

New-York

New-York lundi soir.

Oakland

Oakland lundi soir.

Washington

Washington lundi soir.

Depuis mercredi, on dénombre 2000 militaires qui quadrillent la ville de Ferguson. Lundi soir, après l’annonce du verdict de non-lieu 12 bâtiments sont partis en fumée dans cette ville. [1]

Solidarité avec les émeutier.e.s !

Récemment, plusieurs personnes noires-américaines ont été tué par la police:

  • Eric Garner – 43 ans, père de famille de  mort à Staten Island en juillet lors d’une interpellation musclée.
  • Akai Gurley – 28 ans – tué «par accident» la semaine dernière à Brooklyn par un policier débutant.
  • Tamir Rice – 12 ans – Tué à Cleveland par un policier, lui aussi débutant, alors qu’il s’amusait avec une arme factice.
  • Michael Brown – 18 ans – abattu à Ferguson alors qu’il était en possession d’un pistolet en plastique acheté dans le magasin vers lequel il a été abattu.

Sans virer dans la parano bien sûr, vous croyez au hasard vous ? Moi non. Surtout quand on entend dans les enregistrements audios le flics insister: «il est noir ou blanc ?»

Pour moi, et c’est ce que je pense au plus profond de mes convictions; c’est un meurtre raciste de plus de la police !

Tamir Rice, mon coeur t’es grand ouvert ce soir.

Sources: http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/11/27/ferguson-la-mobilisation-traverse-l-atlantique_4529855_3222.html

http://www.politis.fr/Nuit-du-26-novembre-170-Maidan-aux,29107.html

http://www.europe1.fr/international/ferguson-la-colere-se-propage-aux-etats-unis-2300107

 

Besancon: CR de la manifestation contre les violences policières

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Image de la manifestation de samedi 22 novembre. Image: Syndicat-AMEB.

Après une prise de parole place du Huit septembre, le cortège s’est mis en marche dans le centre-ville, derrière une large banderole « Qui nous protège de la police? ».

De nombreux slogans sont scandés, en hommage à Rémi Fraisse « Rémi, on n’oublie pas, on n’pardonne pas! », contre les institutions qui organisent la répression des mouvements sociaux « A bas l’armée, les flics et les RG! », « La police mutile, la police assassine! », « Police assassine, justice complice! » mais aussi faisant le lien entre la répression et les luttes contres l’austérité, notamment dans les universités « De l’argent pour les facs et les lycées, pas pour les flics et l’armée! ».

Des arrêts sont marqués devant la préfecture et le siège local du Parti Socialiste, symboles du pouvoir répressif en place, puis la manifestation se termine devant le commissariat central de la ville.

Plusieurs actions symboliques sont alors menées pour dénoncer les violences policières et l’impunité dont elles bénéficient : sol et façades aspergés de faux sang, dépôt de bougies, incendie d’un mannequin en uniforme et lecture de l’appel de l’assemblée populaire du plateau des Millevaches à bloquer les commissariats, gendarmeries et casernes.

Au moment de la dispersion et profitant du départ des manifestant-e-s, des flics de la BAC ont interpellé un jeune qui aurait jeté un caillou sur le toit du commissariat…

Plusieurs dizaines de personnes sont alors restées postées en solidarité devant le bâtiment pour demander la libération du camarade.

[Hormis cette interpellation, une détermination et une colère intacte, et la volonté de se réapproprier la rue face aux forces de l’ordre, sabreuses de toute contestation sociale et protectrices des intérêts de la bourgeoisie.]

Source: Syndicat AMEB[*]

[*] Sauf le dernier paragraphe que j’ai remanié légèrement, car il laissait entendre une certaine dissociation de la part des manifestant.e.s vis à vis à vis du jeune manifestant interpellé (mineur); soyons clair : Nous autres, sommes solidaires et nous ne nous dissocions JAMAIS les un.e.s des autres ! Surtout dans le cadre d’une manifestation et/ou d’une action individuelle. Si l’on n’est pas d’accord avec ce principe fondamental de l’anarchisme qui est la solidarité dans TOUTES les épreuves avec ses camarades, on peut aller rejoindre le rang des flics car on vaut pas mieux qu’eux dans ce cas !                              Autre chose, la formule: «la manifestation s’est déroulée dans le calme», fait trop média mainstream. On s’en fout en fait qu’elle se soit déroulée dans le calme…

Merci à la vigilance du Chat Noir Émeutier, car je n’avais pas compris le dernier paragraphe de cette manière. Étant très fatigué hier soir, j’ai bricolé un petit truc pas très clair. Je pense avoir clarifier les choses.

MISE À JOUR (JEUDI 27 NOV. 2014) :

Voici un deuxième point de vue, reçu par mail ce matin :

Près de 100 personnes partent en manif à travers le centre-ville, où retentit des slogans comme “Tout le monde déteste la police”, “flics porcs assassins” accompagnées d’un RG à vélo qui nous suit sur les côtés.

Le cortège se dirige en direction de la préf’, puis du local PS. Rien à signaler, mis à part qu’on y trouve bien plus de flics mobilisés (casques et boucliers) qu’au centre-ville, où l’on était noyé dans la masse de passants / consommateurs d’un samedi après-midi.

En arrivant au commissariat central de la gare d’eau, une rangée de bleus casqués protège l’entrée “privée” du parking interne, sur lequel se trouve plusieurs véhicules personnels de flics et d’autres sérigraphiés “police”.

Mais le cortège poursuit sa route jusqu’à l’entrée “publique” de ce lieu d’oppression.

Très vite, du liquide de couleur rouge est jeté sur les murs et le sol du comico; les bleus s’énervent et rappliquent pour protéger l’entrée.

Un mannequin de flic est incendié et crâment pendant plusieurs minutes sous le regard des keufs.

La BAC profite de la situation de dispersion confuse pour interpeller un manifestant accusé d’avoir lancé une pierre sur les policiers (dont malheureusement aucun n’a été touché).

Etant mineur, il est ressorti en fin de journée avec une convocation devant un juge pour enfants. A suivre.

également envoyé et publié sur le chatnoiremeutier: http://lechatnoiremeutier.noblogs.org/post/2014/11/23/partout-manifs-sauvages-du-22-novembre-contre-la-police/

Devant le commissariat de la Gare D'Eau...

Devant le commissariat de la Gare D’Eau…

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International – Communiqué de Mario González García à propos de sa libération

Voici une vidéo de notre camarade, Mario, pendant sa libération la nuit du 31 octobre 2014.

Aux peuples du monde
Aux médias libres
À tous et à toutes les dépossédé-es et privé-es de liberté

Hier dans la nuit j’ai été libéré grâce à la toujours respectable et appréciable solidarité qui a fait trembler le despotisme et qui a aidé à ce que peu à peu la liberté trouve sa place bien qu’il nous manque encore de la déguster dans une totale plénitude, mais cela dépend de la construction du bien-être dans notre présent et de la lutte conjointe du peuple pour cette liberté à laquelle nous aspirons tant.

L’engagement, l’implication, la solidarité, le goût de ne pas respirer des airs contaminés par la misère et par l’oppression, mais des airs pleins d’amour, de respect, d’harmonie et de bien-être sont la force qui en finira avec l’exploitation de l’humanité par l’humanité, la force qui nous libérera tous et toutes de tous les types de chaînes et de grilles qui freinent notre bonheur.

Liberté pour tous et à toutes les séquestré-es par l’État !

Liberté pour Carlos, Amelie, Fallon, Fernando, Abraham et pour tous et toutes les prisonnièr-es anarchistes du monde !

Liberté pour Alvaro Sebastian Ramirez et pour les prisonniers du NOTAV !

Liberté pour tous ceux et toutes celles qui vivent enchaîné-es à cette misère brutale. De nous tous dépend l’abolition de l’exploitation et la transformation vers l’anarchisme ici et maintenant.

Anarchie, santé et révolution sociale !

Mario

Mario González libre

Source image: https://liberonsles.files.wordpress.com/2014/10/libmarfin.jpg

Source: http://solidaridadmariogonzalez.wordpress.com/2014/11/01/31-de-octubre-comunicado-de-mario-gonzalez-por-su-excarcelacion/

 Traduit en français par http://liberonsles.wordpress.com/2014/11/03/communique-de-mario-gonzalez-a-propos-de-sa-liberation/

Besançon: Rassemblement antimilitariste du 11 Novembre

rassemblement-Besancon-11-novembreRendez-vous donc le 11 novembre à 11h au 11 rue Battant. Venez nombreuses et nombreux clamer avec nous haut et fort, votre refus de toutes les guerres.

Parlons en de la violence des riches !

VERSION AUDIO DE L’ARTICLE :

L’État a encore bien réussi son coup grâce à ses chiens de garde de la presse bourgeoise en orientant le débat sur «la violence au sein des manifestations». Comme d’habitude ils nous parlent de carreaux cassés, de quelques cocktails molotov lancés en direction des flics, de véhicules incendiés…

Tout ça ne représente rien en fait face à la violence que eux les riches exercent sur nous. Même si la provocation de la violence vient de notre camp, elle n’est que révolte légitime face à la plus grande injustice que connaît actuellement l’humanité.

Ils pensent quoi ceux qui sont indignés par la rage de toutes celles et ceux qui luttent ??  Que ça leur plaît énormément de devoir en arriver la ? D’être poussé à bout par ce système de merde, de se faire matraquer, gazer, grenader, de ramper sur le sol pour tenter d’échapper à la folie sécuritaire, tout ça simplement parce qu’on a des idées et qu’on veut les faire entendre ?? C’est ça la Justice ? C’est ça la démocratie ? Eh ben on en veut pas ! Et on va pas s’excuser de lutter !

Je tiens à citer un personnage bien connu, qui pourtant n’était pas du tout anarchiste et loin d’être pour la violence:

« Ceux qui on pris tout le plat dans leur assiette, laissant les assiettes des autres vides et qui ayant tout, vous disent avec une bonne figure, une bonne conscience, nous qui avons tout, on est pour la paix. Je sais que je dois leur crier à ceux la, les premiers violents, les provocateurs de toutes violences, c’est vous! Et quand le soir dans vos belles maisons, vous allez embrasser vos petits enfants, avec votre bonne conscience […] , vous avez probablement plus de sang sur vos mains d’inconscients que n’en n’aura jamais le désespéré qui a pris les armes pour tenter de sortir de son désespoir »

Vous l’avez reconnu? C’est l’Abbé Pierre… (je sais, j’ai de drôle de références parfois ^^)

N’empêche, je trouve ce discours très cohérent et suis entièrement d’accord avec. Souvent ceux qui refusent la violence révolutionnaire, sont ceux qui ont encore trop. Quand tu n’as rien, que tu travailles et qu’en fin de mois tu as faim malgré tout, que tu te bat pour que ça change et qu’en réponse tu t’en prend plein la gueule par les flics… la colère t’envahit! Tu n’es pas humain si ça ne te met pas en colère de te faire casser la gueule, si ça ne te révolte pas au point de vouloir te défendre face à la violence des flics en ripostant, de faire flamber une ou deux banques au passage…

Quand en janvier 2008, pour justifier le maintien de la TVA à 19,6 %, les pertes de pouvoir d’achat des fonctionnaires, les suppressions de postes d’enseignants et l’étranglement des hôpitaux, Sarkozy avait déclaré : « Qu’attendez-vous de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ? ».                      Pourtant, « les caisses vides » se sont soudain trouvées pleines… pour les banques. À hauteur de 360 milliards… C’est ça la violence des riches !

Quand les patrons fraudent le fisc à hauteur de 25 milliards d’euros et qu’ils reprochent aux pauvres d’être des voleurs, alors que se sont eux qui non seulement nous volent mais en plus  nous privent de notre assurance maladie, chômage, vieillesse. C’est ça la violence des riches !

Quand dans un pays comme la France, en 2014, des gens meurent de froid ou de chaleur sur les trottoirs, abandonné.e.s de tous, alors même qu’il y a de quoi loger tout le monde, mais de très nombreux appartements sont souvent fermés et livrés à la spéculation immobilière pour le bénéfice de quelques uns, que la fortune rapinée a trop souvent favorisé. C’est ça la violence des riches !

Quand dans un pays comme la France, les personnes âgées sont maltraitées comme c’est pas possible, humiliées, déshumanisées; quand en 2003 environ 15000 personnes âgées décèdent dans nos maisons de retraites et centres de long-séjour, surtout par manque de moyens, de personnels, le désemparement des personnels hospitaliers, toute cette situation est dû au désengagement de l’état vis à vis des services publics mis en place depuis un moment, et son engagement de toujours,  mais qui saute de plus en plus aux yeux , du côté des nantis… C’est ça la violence des riches !

Quand en 1994 au Rwanda, 1.000.000 de personnes trouvent la mort à cause de l’avidité de quelques hommes (et de beaucoup de stupidité aussi) , et que, la France à travers ses marchands de canons, a continué d’alimenter en arme le gouvernement provisoire du Rwanda tout en sachant sciemment ce qui se préparait. C’est ça la violence des riches !

Quand en France, 2500 salarié.e.s se retrouvent sur le carreau quasiment du jour au lendemain, parce que leur patron, qui s’est pourtant enrichi grâce à eux, préfère délocaliser l’entreprise dans des pays ou les réglementations sur les salaires, les conditions de travail… sont moins chers. Peut leur importe à ces gens la d’exploiter la misère la plus sordide, du moment qu’au bout du compte ils gagnent encore plus de fric qu’ils pourront enfermer dans leurs coffres-forts !! C’est ça la violence des riches !

Il y a également des tas d’autres formes de violences de la part des riches, il me serait évidement impossible d’en faire le tour…

Vous êtes toujours persuadé que nous sommes violents ???

Hommage aux algériennes et aux algériens victimes de la répression policière le 17 octobre 1961

VERSION AUDIO DE L’ARTICLE :

 

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Photo de la manifestation organisée par le FLN.

Ce vendredi 17 octobre, je tiens à rendre hommage aux victimes du massacre du 17 octobre 1961 à Paris.

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Attention aux rafles dans toute l’Europe – Surtout du 13 au 26 octobre 2014 !

 VERSION AUDIO DE L’ARTICLE:

sous-le-casque-une-seule-classe-BâtimentDu lundi 13 au dimanche 26 octobre 2014, une grande opération policière à l’échelle européenne va avoir lieu contre les migrant.e.s. Sous le nom de « opération Mos Maiorum », son objectif est d’arrêter et de contrôler des centaines de personnes afin de collecter diverses informations en vue Lire la suite

Hommage à Thomas Sankara assassiné par Compaoré (Françafrique) le 15 octobre 1987

VERSION AUDIO DE L’ARTICLE:

Un article très intéressant paru sur le site de «Rebellyon» dont je reproduis ici une partie que j’ai un peu remanié (mes excuses à l’auteur).

Thomas Sankara

Thomas-Sankara

Tom Sank » comme certains l’appelaient voulait être un président différent, et incarnait un certain enthousiasme.
Il a commencé par prendre quelques mesures spectaculaires comme vendre les voitures de luxe des membres du gouvernement, et se déplaçait lui-même en Renault R5.

Au premier anniversaire de la « Révolution », le 4 Août 1984, il change le nom de son pays de Haute-Volta, hérité de la colonisation, en « Burkina Faso », ce qui signifie « Le Pays des Hommes Intègres ».

Commencent ici ses œuvres pour redonner au Burkina Faso une dignité, une autonomie et une indépendance économique (le fameux « consommons Burkinabé ») de par ses actes et ses discours. Très tôt contre l’injustice, il se montre contre la domination historique des grandes puissances sur son pays et pour la participation du peuple au pouvoir ; le mot d’ordre est que le pays doit vivre de ses propres forces et au niveau de ses propres moyens.

Il décrète la gratuité des loyers durant toute l’année 1985, et entame un programme important de construction de logements.

Dans un pays où l’espérance de vie atteignait à peine 40 ans, et qui avait le record mondial de décès chez les enfants de moins de cinq ans, il a développé une vaste campagne de vaccination des enfants qui fera chuter le taux de mortalité infantile, et de construction d’hôpitaux. Il a fait construire énormément d’écoles. Il a mis en place une grande réforme agraire de redistribution des terres aux paysans, avec une élévation des prix et la suppression des impôts agricoles.

Il a montré une conception moderne de la condition féminine, en condamnant la polygamie, en interdisant l’excision, et en permettant aux femmes une meilleure participation à la vie politique. Il a nommé plusieurs femmes dans son gouvernement.

Il a engagé une lutte contre la corruption, qui s’est traduite par des procès retransmis à la radio, mais sans condamnation à mort.
Il a également entrepris une campagne de reboisement du Sahel par des plantations de

millions d’arbres pour stopper l’avancée du désert.

Il n’a pas hésité à reprendre à son compte certaines thèses panafricanistes de Patrice Lumumba ou Nkwame Nkrumah. Il prend position pour le Front Polisario.
Il soutient le Nicaragua sandiniste. Il critique le FMI et les institutions monétaires internationales.

Sa vision ne le limitera pas au seul Burkina-Faso puisqu’il sera très actif à dénoncer la néo-colonisation, sera un vif pourfendeur de l’apartheid, et fera sensation en s’opposant au paiement de la dette par les Africains. Lors d’un sommet de l’OUA à Addis-Abeba, il s’écriera « Je dis que les Africains ne doivent pas payer la dette. Celui qui n’est pas d’accord peut sortir tout de suite, prendre son avion et aller à la Banque mondiale pour payer ».

 

L’attitude de Sankara, et la grande popularité dont il jouira au sein de la jeunesse africaine finiront par lui attirer la méfiance de ses voisins, et de certains pays occidentaux, dont surtout la France, qui, cohabitation aidant, resserre les liens de la Françafrique et décide d’en finir avec ce trublion, en jouant la carte Compaoré.

Le 15 Octobre 1987

Photo de la manifestation suite à l'assassinat de Thomas Sankara

Photo de la manifestation suite à l’assassinat de Thomas Sankara

Thomas Sankara est en réunion avec des conseillers quand des bruits d’armes automatiques résonnent. Il aurait dit à ses conseillers « Restez, c’est à moi qu’ils en veulent ».
Il sort du palais, en short, les mains en l’air, mais visiblement les mutins n’avaient pas pour consigne de l’arrêter, mais de le tuer, et quelques rafales mettent fin à sa vie, ainsi qu’à celle de douze de ses conseillers.

Comme pour tuer le symbole une seconde fois, il sera enterré à la va-vite, et de façon quasi-anonyme.

L’onde de choc provoquée par son assassinat parmi la jeunesse africaine, et notamment burkinabé, a poussé le régime à lui donner une sépulture plus convenable par la suite. Toute la population burkinabé défile en effet dans les rues pour pleurer l’enfant chéri qui n’avait que 37 ans, et les jours suivants, des milliers de personnes se rendent sur sa tombe en condamnant ainsi ce crime.

Son bras droit Blaise Compaoré prend le pouvoir aussitôt après sa mort, et prétendra avoir agi ainsi parce que Sankara projettait de l’assassiner, mais ses propos n’ont pas convaincu grand monde.

Et 27 ans après… L’assassin est toujours au pouvoir !

L'assassin de Thomas Sankara - Compaoré avec la complicité de la France

L’assassin de Thomas Sankara – «Compaoré» avec la complicité de la France (ca va presque de soi)

Son règne est jalonné de dizaines de crimes : assassinats (dont celui de Norbert Zongo ), disparitions d’opposants, détournements massifs, complicité de trafic d’armes, etc.

Il conserve néanmoins toute la considération du FMI, et le soutien prépondérant de la France.


Président d’un pays classé 174ème sur 176 selon l’indice de développement humain du PNUD, il compte parmi les chefs d’État les plus riches du monde, grâce à une fortune amassée dans les paradis fiscaux, en grande partie issue des trafics d’armes avec les seigneurs de guerre au Liberia, au Sierra Leone et en Angola .


Il a tenté de fermer l’Université de Ouagadougou en octobre 2000, et d’invalider l’année 1999/2000, suite cause à des revendications d’étudiants.

source: http://survie.69.free.fr/agenda/Compaore.htm

Une énorme popularité malgré des erreurs

Sankara a certes fait des erreurs. Mais on a aussi mal compris les bouleversements qu’il entreprenait. Il voulait imposer aux fonctionnaires de participer à des chantiers, et ça ne plaisait pas à tout le monde. Il s’est heurté aux partis politiques et aux syndicats qui préféraient garder leurs habitudes, leurs prérogatives. Dans l’enthousiasme de la « révolution », il remplace par exemple 2.600 instituteurs par des « révolutionnaires » peu qualifiés. Mais peut-on parler véritablement de révolution populaire ? Alors qu’en fait cela a commencé par un putsch de militaires…
Et pour faire contre-poids à l’armée, il encouragera la création de sortes de milices qui finiront par créer de l’insécurité.
Il contrôlera la presse, et certains de ses opposants qu’il fait enfermer. Quels paradoxes ! Il a une formation de militaire, et malgré sa grande ouverture, un esprit militaire demeure en lui. Un conflit frontalier conduira à des affrontements avec le Mali, durant lesquels près de 100 personnes perdront la vie.

Lors du 4ème anniversaire de la révolution, Sankara reconnaîtra quelques erreurs, et décidera d’infléchir certains aspects de la révolution. On lui prête notamment la phrase : « Je préfère faire un pas avec le peuple, que cent sans le peuple ».

Site à sa mémoire:  http://www.thomassankara.net/

LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR REBELLYON (qui est bien plus étoffé)

En tout cas, je tiens à CRIER ma solidarité complète avec le peuple du Burkina-Faso, comme avec tous les peuples d’ailleurs.

À Besançon, comme à Ouagadougou et comme partout… SOLIDARITÉ !!!